Les Soninkés
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Écrit par gasbakel   
Les Soninkés sont un peuple mandingue de l'Afrique de l'Ouest sahélienne, établi principalement au Mali le long de la frontière mauritanienne entre Nara et Nioro du Sahel, ainsi qu'au Sénégal et en Mauritanie.

Ethnonymie

Selon les sources, on observe de très nombreuses variantes : Aswanik, Dafing, Dafi, Dyakanke, Gadyaga, Maraka, Maraxa, Marka, Marka Soninké, Saracole, Sarakolé, Sarakollé, Sarakule, Sarawule, Saraxole, Seraculeh, Serahuli, Serakhulle, Silabe, Soniake, Soninkés, Sonninké, Toubakai, Wakore1.

Ils se désignent eux-mêmes par le mot soninké qui est en réalité le singulier du mot soninko2, mais sont également appelés « Sarakholés » par les Wolofs, « Marakas » par les Bambaras, « Wangara » par les Malinkés, « Wakoré » par les Sonrhaïs, ou encore « Toubakaï ». « Marka » est le nom sous lequel ils sont connus au Mali dans la région de Ségou et au Burkina Faso dans celle de Dafina3.

Langue

Leur langue est le soninké, une langue mandée, dont le nombre total de locuteurs a été estimé à 1 250 000. 700 000 ont été dénombrés au Mali en 1991, 250 000 au Sénégal en 2007, 156 000 en Gambie en 2006, 39 000 en Mauritanie en 2006 et 5 000 en Guinée-Bissau en 20054 et quelques milliers en Côte d'Ivoire et au Burkina Faso.

Données sur la langue

Nom de la langue : soninké en français, « sooninkan-qanne » (langue soninké) en soninké

Noms alternatifs :

  • « sarakolé » en français (mot d’origine wolof),
  • « marka » ou « maraka » en bambara,
  • « wakkoré » en songhaï
  • « sebbe  / tyeddo » en peul
  • « aswanek » en arabe

Classification : membre de la famille linguistique Mandé.

À l’intérieur de cette famille (dont font partie des langues telles que le bambara ou le soussou), le soninké fait partie du sous groupe « Nord-Ouest » avec l’ensemble des langues bozos.

Principaux dialectes :

On distingue essentiellement deux dialectes principaux, selon la manière de prononcer le phonème /f/.

Celui-ci est prononcé [f] dans les parlers de l’Ouest (région des trois frontières Mali-Sénégal-Mauritanie) et [h] dans les parlers de l’Est (au Mali, de la ville de Yélimané à la ville de Nara, ainsi que dans la communauté soninké de la ville de Kaédi, en Mauritanie – néanmoins située plus à l’Ouest !).

Exemple : « son âne » se dit [a fare] dans les parlers de l’Ouest et [a hare] dans les parlers de l’Est.

NB : Il existait aussi un dialecte soninké (presque disparu) dans les villes de Tichitt et Oualata en Mauritanie, appelé « azer » ou « ajer ». Il avait été fort influencé par l’arabe et le berbère.

Aire géographique :

Le soninké est parlé dans une bande sahélienne s’étendant de Bakel au Sénégal à Nara auMali. Il est aussi parlé dans le Guidimakha mauritanien (région de Sélibaby) et à l’est de la Gambie.

Les langues voisines sont différentes variétés du mandingue au sud (khassonké, bambara, etc.) et l’arabe hassaniya au nord. Par ailleurs, dans certaines zones, des Peuls et Toucouleurs sont mélangés aux Soninkés : c’est par exemple le cas dans la région de Nioro. La ville de Kayes au Mali marque en principe le début de la zone khassonké (au sud). Mais les Soninkés y sont très nombreux.

Par ailleurs, le soninké est la principale langue de l’immigration africaine en France (environ 50% de l’immigration ouest-africaine). De même, on trouve des migrants soninkés dans la plupart des capitales africaines.

Nombre de locuteurs :

  • Mali : 1 000 000 environ
  • Sénégal : 260 000
  • Gambie : 160 000
  • Mauritanie : 130 000

Il faut ajouter à cela les communautés immigrées, notamment en Côte d’Ivoire et en France.

Statut de la langue :

Le soninké est reconnu comme langue nationale au Sénégal et au Mali, ainsi qu’en Mauritanie (avec des réserves et selon les aléas de la politique).

Cette langue est largement utilisée dans les programmes d’alphabétisation locaux, ainsi que dans des écoles bilingues expérimentales (notamment au Mali). Elle est aussi utilisée à laradio (notamment dans les stations locales de la région de Kayes au Mali).

Néanmoins, le soninké est minoritaire dans chacun des pays où il est parlé et il ne constitue pas une langue véhiculaire en Afrique de l’Ouest. Par contre, les Soninkés parlent souvent enseconde langue, la langue dominante du pays où ils habitent : wolof au Sénégal ; bambara au Mali ; mandingue de l’Ouest en Gambie ; peul ou arabe hassaniya en Mauritanie.

En revanche, il existe deux endroits assez différents où le soninké est parfois appris par des non-Soninkés. D’une part, les foyers africains de la région parisienne où les Soninkés sont majoritaires (quel que soit le pays d’origine), et où il arrive que des résidents africains non-soninkés apprennent le soninké par osmose. D’autre part, la branche ivoirienne de la confrérie hamalliste (issue de la Tijaniya), développée par feu Yacouba Sylla, où la langue commune est le soninké : les adeptes d’origine non-soninké apprennent le soninké en rentrant dans la confrérie.

Vitalité et Transmission :

Les Soninkés attachent une grande importance à leur langue et, dans les pays africains, celle-ci est transmise aux enfants : ceux-ci sont donc multilingues.

En Afrique noire, il ne semble pas qu’il y ait un abandon de la pratique du soninké, ni dans les régions d’origine, ni dans les capitales où vivent des communautés de migrants. Par contre, la transmission aux enfants se fait plus difficilement dans les pays d’immigration du Nord, tels que la France où les enfants préfèrent y utiliser la langue dominante. Néanmoins, en France, le soninké semble mieux transmis que d’autres langues africaines.

Il faut ajouter que les Soninkés en France privilégient souvent l’islam comme marqueur identitaire, plutôt que leur ethnie d’origine. Les parents peuvent alors souhaiter que leurs enfants apprennent l’arabe (en plus du français, bien sûr). Cette tendance continue en fait une tradition ancienne, dans la mesure où l’enseignement coranique a toujours été très développé en pays soninké. Mais l’arabe reste surtout la langue emblématique de la religion : il n’y a aucun remplacement du soninké par l’arabe en tant que langue parlée.

Médias /Littérature/Enseignement :

Le soninké est encore peu développé dans la littérature écrite. Il existe néanmoins une très riche poésie, à la fois traditionnelle et moderne. Parmi celle-ci, notons les poèmes et chants dédiés à Cheikh Hamallah.

Signalons aussi, la revue bilingue soninké « Sooninkara » qui parut à Paris à partir de 1988 et qui eut une quinzaine de numéros (à peu près, un par an).

Au Mali, il faut mentionner le magazine rural « Xibaare ».

Précisions historiques

Le soninké connut un grand rayonnement dans le passé entre les 7e et 13e siècles. C’était alors la langue du royaume (empire) du Wagadou, qui a précédé l’empire mandingue fondé par Soundiata Keita. C’est cet empire du Wagadou que les anciens voyageurs arabes appelaient « Ghana ». Sa capitale était Koumbi dont les ruines se trouvent dans le sud de la Mauritanie, non loin de la frontière malienne, au nord de Nara et Goumbou. Du reste, la région malienne de Nara et Goumbou s’appelle toujours « Wagadou ».

Le fait de retrouver des chants rituels en soninké dans les cultes animistes des Songhaïs de la boucle du Niger montre l’extension ancienne de l’empire du Wagadou.

L’actuelle république du Ghana est située dans une zone assez différente. En fait, le président Kwamé Nkrumah voulait fonder une fédération ouest-africaine qu’il souhaitait appeler « Ghana », du nom du célèbre empire médiéval. Lorsque la colonie anglaise du Gold Coast devint indépendante, il la rebaptisa donc ainsi, mais il ne parvint pas à réaliser son projet de fédération. Il faut donc bien distinguer le Ghana actuel de l’ancien Ghana, qui était l’empire soninké appelé « Wagadou » dans les traditions orales

Précisions ethnographiques

En Casamance, le mot « soninké » signifie « animiste » dans la langue mandingue locale. Ceci montre que l’ancienne religion animiste soninké eut une très large influence (elle était caractérisée par un culte au serpent « Biida »).

Néanmoins, les Soninkés furent parmi les premiers islamisés de l’Afrique occidentale) et de nombreuses familles maraboutiques portent des noms de famille soninkés (notamment tous ceux que l’on appelle en langue mandingue, « Manden-Mori » – marabout du Mandé –, qui vinrent apporter un appui à Soundiata).

Précisions sociolinguistiques

Le fait que le soninké soit minoritaire dans chacun des pays où il est parlé peut apparaître comme un inconvénient.

En même temps, il bénéficie du statut de langue transfrontalière, permettant de faciliter les contacts entre Mali, Sénégal, Mauritanie et Gambie. De plus, les locuteurs de ces quatre pays profitent des travaux réalisés dans chacun des autres, d’autant que les contacts restent constants entre tous les spécialistes du soninké.

Précisions linguistiques

Le soninké possède un système de dérivation extrêmement riche, ce qui fait qu’il est facile d’y créer des mots nouveaux.

Histoire

Guerriers sarakholés (gravure de 1890)

Les Soninkés sont à l'origine de l’Empire du Ghana. Ils seraient avec les Peuls les premiers ouest-africains à se convertir à l'islam. La fondation de l'empire soninké du Wagadou, appelé généralement empire du Ghana, d'après la tradition orale des griots soninké, est due à un personnage légendaire, Igo Khassé Dingka (ce qui signifie "gros vieil homme"). Dingka est l'ancêtre des Soninko. Lorsque Dingka arriva en Afrique de l'Ouest, dans la région où se trouvent aujourd'hui le Mali, la Mauritanie et le Sénégal, il trouva sur place une nation d'agriculteurs, les Karos, qu'il réussit, lui et sa suite, à dominer. Les troupes de Dingka étaient d'excellents cavaliers et ils étaient armés de lances, épées, boucliers, armures de fer. La légende raconte que dans la région, un serpent à sept têtes nommé Bida régnait en maître. Pour pouvoir installer l'État du Wagadou, Igo Khassé Dingka dut négocier avec le serpent Bida. Le serpent accepta de laisser Dingka installer son empire à condition de lui donner tous les sept ans la fille la plus belle et la plus propre (vierge) du Wagadou. En contrepartie le serpent accorderait au Wagadou la richesse, l'or et la pluie pour les récoltes. Igo Khassé Dingka est l'ancêtre des Soninkés portant les patronymes : Sokhona, Cissé, Touré, Diané, Berete, khouma, Sakho.

Après la chute de l'empire du Ghana, les Sarakholés se sont dispersés dans toute l'Afrique de l'Ouest, donnant ainsi naissance à plusieurs ethnies dont les Bozo, Sarakholés devenus pêcheurs sur le fleuve Niger. Ces peuples descendants des Sarakoulés se sont dispersés à partir du xiie siècle. En se dispersant, ils ont également propagé l'islam, car les Sarakoulés font partie des premiers en Afrique subsaharienne à être islamisés. Le voyage est une tradition chez les Soninkés, cela explique tous leurs déplacements.

Ils ont créé également le royaume du Galam au Sénégal, sur la vallée du fleuve Sénégal, ancien royaume qui se trouvait au sud duFouta-Toro et à l'est du royaume du Djolof. Le roi portait le titre de Tounka. Le royaume a été plusieurs fois vassalisé par le Djolof à l'époque où celui-ci était un empire, par le Fouta-Toro et par le royaume bambara du Kaarta. Il vivait de l'agriculture, du commerce de la gomme arabique et de l'or5. Toutefois, le Galam fournissait rarement ses propres esclaves aux négriers français et leur remettait principalement ceux capturés dans les pays voisins5. Le Galam a subi des razzias des Maures à la recherche d'esclaves pour la culture de la gomme6. Mais surtout du commerce avec les traitants européens initiateurs de la Traite Atlantique et avec les Maures par les voies commerciales transsahariennes. La ville de Bakel se trouve sur l'ancien royaume du Galam. Au xixe siècleMamadou Lamine Dramé, un marabout soninké du Galam, fut l'un des plus grands résistants contre la colonisation au Sénégal.

 

Population

Le territoire qu'ils occupent s'étend sur 800 kilomètres, d'est en ouest, de la moyenne vallée du Sénégal jusqu'au delta inférieur du Niger7.

La majorité des Soninkés vivent dans l'ouest du Mali.

Selon le recensement de 1988 au Sénégal, les Soninkés y étaient 113 184, sur une population totale estimée à 6 773 417 habitants, soit 1,7 %8. À noter qu'il existe une importante diaspora, notamment en région parisienne depuis la fin des années 19509. Dans les années 1970 les Soninkés représentaient près de 70 % de la population subsaharienne émigrée en France10.

Ils sont généralement musulmans sunnites.

Société

Dès l'époque précoloniale, la société soninké pratique le commerce d'esclaves pour progressivement se transformer en société esclavagiste11. Ainsi, jusqu'à la fin du xixe siècle, dans les régions qu'elle occupe, la population peut être constitué d'un tiers ou de la moitié d'esclaves11. Face à de si grandes proportions, les Soninkés, pour maintenir le contrôle, se montrent brutaux à leur encontre11. Les esclaves habitaient dans un quartier spécifique des villages, une pratique qui s'est maintenue jusqu'à nos jours11.

Les Soninkés vivent sur la vallée du fleuve, plus particulièrement dans la région de Guidimakha et la région du Gorgol. Ils sont sans nul doute les plus grands cultivateurs de la Mauritanie.

L’organisation sociale des Soninkés est très hiérarchisée. Elle comprend trois niveaux :

  • les hommes libres appelés Hooro auxquels appartiennent les tunkalemmu (princes qui ont vocation au règne) et les mangu (courtisans, guerriers, confidents des tunkalemmu= princes)
  • les hommes de caste ou Ñaxamala (Niakhamala) auxquels appartiennent les forgerons, les travailleurs du bois, les griots (jaaro) et les cordonniers.
  • les captifs, esclaves ou Komo, qui ont été affranchis au début du xxe siècle.

Ce système est héréditaire. Les mariages se font au sein de chaque catégorie. La société soninké est patrilinéaire.

Le tunka, le roi, est le chef politique. Il est propriétaire des terres de son pays et de ce qui y pousse. Il est issu des tunkalemmu (princes et héritiers de la royauté) auxquels il se réfère avant de prendre une décision. Les chefs de village doivent obtenir la bénédiction du tunka pour exercer.

Il n'est pas rare de trouver des familles soninkés de plus de 100 personnes, partageant les repas quotidiens.

Culture

Femme soninké et sa petite fille à Selibaby (Mauritanie)

Dans le passé, les hommes avaient les cheveux tressés ou des coiffures en locks, qu'ils enduisaient de karité. Les femmes avaient le plus souvent le crâne rasé, mais il y avait aussi des coiffures tressées, très difficiles à réaliser. Elles tatouaient leurs lèvres et leurs gencives pour faire ressortir la blancheur de leurs dents et rehausser la beauté de leur visage. Les femmes portaient toujours un léger voile sur la tête.

Les Sarakholés ne pratiquent pas la scarification du visage autant que les Bambaras. Hommes comme femmes se font deux ou trois scarifices sur les tempes et les femmes en font trois de plus sur les joues. L'excision des jeunes filles était très pratiquée dans le passé, mais elle ne se fait presque plus aujourd'hui. Les oreilles de la femme sont percées de plusieurs trous dans lesquels sont placés plusieurs anneaux en or pour les plus fortunées, en argent ou en bronze pour les plus modestes. Les bijoux tels que les colliers, les bracelets au poignet et aux chevilles sont très utilisés.

Traditionnellement, les hommes soninkés portent le boubou, souvent de couleur blanche, beige ou bleu indigo. Dans le passé une ceinture de cuir était attachée à la taille. Il y a aussi les babouches brodées appelées moukhou, ou les sandales de cuir, le tepou. Les femmes portaient le pagne qui s'arrêtaient en bas des genoux, le fendeli, et pour le haut la camisole, par dessus laquelle elles mettent un boubou le plus souvent de couleur indigo, appelé doroké khoré (grand vêtement). Avec l'islamisation, le pagne arrive désormais jusqu'aux chevilles. Le bazin ("bassa") est le tissu utilisé pour les fêtes, c'est un tissu noble, de grande qualité. Sous leurs vêtements les femmes ont plusieurs colliers de perles qu'elles portent sur la taille. Ils sont portés comme des sous vêtements de séduction, ils ne peuvent être montrés que dans l'intimité. Sur la tête elles attachent artistiquement un foulard, le tikka ou kala.

Patronymes

Abdoulaye Bathily, spécialiste de la langue et de l'histoire soninké
Ibrahima Kébé, un artiste plasticien d'origine soninké

Selon Makhtar Diouf, chercheur à l'IFAN12, certains patronymes sont caractéristiques d'une origine soninké – parfois lointaine – comme :BaradjiBathily,FADE, Doucouré,BarroDiabiraDiagana, Koita, Tandia, Wagué, Séméga, Niakaté Gary Gallédou, Kanté, Doucouré, Diawara(MAREGA), DraméGassamaCamara ou (Fofana et Camara sont d'origine kagoro], KébéKontéTouréBakhayokhoSakho ou sacko,Maguiraga, Sylla (ou Silla), Cissokho (ou Sissoko), SoumaréTallaDabo.

Cissé (et ses variantes Cisé, Sise ou Siise) occupe une place de choix, puisque c'était le patronyme des six premiers clans soninké issus des six fils de Dingka13Ci signifiant « cheval », cisé serait « le cavalier ».

Mais on pourrait en ajouter bien d'autres, tels que Diakité d'origine peuhl, Ira ou Yra, Sanogo, Nder, Khouma ou (Kouma ou couma ), Kaïré, Loum, KhouléDiané ou diaouné,Sokhona, Soumare, Tounkara ou Konaté. En raison des nombreux brassages ethniques, les Soninkés portent aussi bien d'autres noms.

Par ailleurs, à chaque nom est associé un nom "d'honneur", par exemple les Diaby, s'appellent également "Gassama", on retrouve ainsi des personnes dont le nom de famille est Gassama, ils n'ont pas dans ce cas d'autre nom. Il arrive même que des patronymes tels que les Traoré et les Diawara se partagent le même nom d'honneur : Dikko.

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Commentaires
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serrurier paris  - Les Soninkés     |185.158.121.xxx |2016-11-12 20:44:43
Vos articles sont de vrais travaux de qualité, Merci beaucoup
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